
La Fédération de Karaté-do du Congo (FEKACO) connaît de graves turbulences suite à une assemblée générale élective contestée par une part significative de ses membres. Au centre du débat se trouve l’élection de M. Claude Kalubi Tshisekedi, dont la légitimité est remise en question en raison d’irrégularités et d’accusations d’influence politique.
D’après plusieurs sources internes, les opposants à cette élection soutiennent que M. Claude Kalubi Tshisekedi ne remplit pas les critères statutaires nécessaires pour se porter candidat à la présidence de la FEKACO. Les règlements de la fédération stipulent que le candidat doit être de nationalité congolaise et justifier d’une expérience antérieure au sein des instances dirigeantes, notamment à la tête d’une ligue pendant deux mandats successifs ou comme membre du bureau exécutif.
Cependant, les sociétaires affirment qu’il pourrait avoir une nationalité étrangère et qu’il ne satisfait aucun de ces critères d’expérience, mettant ainsi en question la validité de sa candidature.
Au-delà de l’éligibilité, c’est l’ensemble du processus électoral qui est critiqué pour son irrégularité. Parmi les reproches formulés figurent :
*Une convocation jugée non conforme aux délais réglementaires, avec un calendrier ne respectant pas les 60 jours requis entre l’annonce et le scrutin ;
*L’implication d’acteurs suspendus par le comité fédéral qui auraient néanmoins participé à la convocation et à l’organisation de l’assemblée ;
*Des accusations de falsification, notamment concernant le quorum annoncé, ainsi que la participation de ligues considérées comme fictives ou inactives dans les activités fédérales
*La présence de signatures de membres absents dans les procès-verbaux, soulevant des soupçons de manipulation des résultats ;
*L’absence d’une commission électorale clairement définie et fonctionnelle, ainsi qu’un manque de transparence sur les candidatures et les procédures d’appel ;
*Le non-respect de l’obligation pour un représentant du Comité olympique congolais d’être présent lors de l’assemblée générale.


En outre, il y a des allégations selon lesquelles certains délégués provinciaux auraient subi des pressions exercées par des autorités administratives présentes dans la salle le jour du vote, influençant ainsi leur position.
La situation se complique davantage en raison d’un litige judiciaire concernant la direction de la FEKACO.
Le président élu Me Freddy L’A Kombo, qui avait été suspendu par une décision ministérielle, aurait été réhabilité par la justice suite à des procédures engagées devant le tribunal de grande instance et confirmées en appel. Selon ses partisans, cette décision judiciaire, revêtue de l’autorité de la chose jugée, annule rétroactivement les actes réalisés pendant sa suspension, y compris les décisions prises lors de l’assemblée générale contestée.
Plusieurs acteurs dénoncent également une ingérence des autorités publiques dans le fonctionnement de la fédération. Selon eux, le conflit actuel serait le prolongement d’un différend personnel entre certaines autorités ministérielles et les responsables de la FEKACO, ce qui aurait contribué à aggraver les tensions internes.
Des accusations mentionnent aussi l’utilisation présumée du nom du Président de la République, Félix Tshisekedi, par M. Claude Kalubi Tshisekedi, qui se présente comme conseiller privé, dans le but d’influencer le processus électoral et d’affirmer son autorité au sein de la fédération.
Enfin, cette situation pourrait avoir des conséquences sur le plan international. La FEKACO, tout comme l’Union des Fédérations Africaines de Karaté (UFAK), est affiliée à la Fédération mondiale de karaté (WKF). Certains observateurs estiment que les tensions actuelles et les accusations d’instrumentalisation pourraient nuire à la crédibilité de la fédération congolaise sur la scène internationale.
Dans ce climat de contestation généralisée, l’avenir institutionnel de la FEKACO reste incertain. De nombreuses parties prenantes appellent à un strict respect des textes légaux et statutaires ainsi qu’à une clarification judiciaire définitive pour restaurer la légitimité des instances dirigeantes.
Jonas SAVIMBI Jr

https://shorturl.fm/Ocoqj
https://shorturl.fm/98pmJ
https://shorturl.fm/nP5uA
https://shorturl.fm/9jeh6
https://shorturl.fm/d9khg