
La députée nationale Clotilde Mutika a été officiellement retenue comme unique candidate au poste de rapporteur adjoint de l’Assemblée nationale. Ce poste, traditionnellement réservé à l’opposition, revient cette fois au parti Ensemble pour la République.
Si Clotilde Mutika s’achemine vers ce poste stratégique, c’est en grande partie grâce à l’initiative de Christian Mwando Simba, président du groupe parlementaire Ensemble pour la République. Ce dernier a anticipé les rapports de force en sollicitant le soutien de l’Union sacrée de la Nation, la coalition majoritaire.
Cependant, cette démarche n’a pas fait l’unanimité au sein même du parti de Moïse Katumbi. Certains cadres y voient un acte isolé, voire une compromission politique. D’autres vont jusqu’à qualifier l’initiative de « honte ». Malgré ces critiques internes, l’approche de Christian Mwando révèle un malaise plus profond au sein du parti, qui semble traverser une période de turbulences.Des sources internes comparent désormais Ensemble pour la République aux célèbres groupes musicaux Zaiko ou Wenge Musica, divisés en « ailes ». Il y aurait, selon ces témoignages, une « aile exilée », plus radicale et tournée vers des stratégies extra-institutionnelles, et une « aile Kinshasa », incarnée par Mwando, davantage ouverte à la collaboration avec la majorité.

L’image d’un parti uni en prend un coup. Une scission est-elle inévitable ? La réponse appartient à Moïse Katumbi, dont le silence sur les tensions actuelles alimente les spéculations. Mais à ce rythme, seul l’enjeu du pouvoir pourrait décider du sort des différentes factions.
✍️ PATRICK MUKADI
