
Le gouvernement congolais a salué, ce samedi 15 novembre 2025, la signature à Doha d’un accord-cadre avec l’AFC/M23, présenté comme une étape « décisive » vers une paix durable dans l’Est du pays.
Dans son communiqué, Kinshasa qualifie cet accord de « progrès majeur » dans les efforts visant à mettre fin aux hostilités, restaurer l’autorité de l’État et stabiliser les zones touchées par les violences. Le gouvernement rappelle que sa priorité reste la « paix, la sécurité et la dignité » des populations, en particulier les femmes, les enfants et les personnes déplacées.
L’accord-cadre s’appuie sur huit protocoles couvrant l’ensemble des enjeux liés au conflit :
Libération des prisonniers (signé le 14 septembre 2025)
Surveillance et vérification du cessez-le-feu (signé le 14 octobre 2025)
Accès humanitaire et protection judiciaire
Restauration de l’autorité de l’État et gouvernance participative
Arrangements sécuritaires intérimaires et DDR
Identité, citoyenneté et retour des réfugiés
Relance économique et services sociaux
Justice, vérité et réconciliation
Deux protocoles ont déjà été signés, tandis que les six autres feront l’objet de discussions techniques dans les deux semaines à venir afin de définir les mécanismes d’application, les calendriers et les engagements respectifs.

Le gouvernement congolais a également remercié l’État du Qatar pour son rôle de facilitateur, ainsi que les partenaires impliqués : les États-Unis, l’Union africaine et le médiateur, le président togolais Faure Gnassingbé.
Kinshasa insiste : « aucun statu quo n’est compatible avec l’objectif de paix ». Les autorités assurent que le processus en cours vise des « avancées concrètes et mesurables » pour les populations affectées.
Enfin, le gouvernement appelle les Congolais à demeurer « sereins, vigilants et mobilisés » autour des efforts du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, dans un esprit de dialogue et de réconciliation nationale.
✍️ Ephra Kimuana
