CRISE AU SEIN DE LA FÉKACO LES PRÉSIDENTS DES LIGUES MONTENT AU CRÉNEAU ET DÉNONCE UNE TENTATIVE DE PUTSCH ET EXIGENT LE RESPECT DE LA LÉGALITÉ

La crise qui traverse la Fédération de karaté-dô du Congo (FEKACO) atteint un nouveau stade. Lors d’une session extraordinaire tenue en présentiel et par visioconférence, les présidents des ligues provinciales ont officiellement pris position en dénonçant plusieurs dérives qu’ils considèrent graves, tout en appelant à l’intervention des autorités nationales et internationales.

Dans une déclaration solennelle destinée à l’opinion publique ainsi qu’aux instances politiques, administratives, judiciaires et sportives, ces responsables fédéraux affirment agir conformément aux statuts de la FEKACO, notamment ses articles 44 et 52.

Les membres du bureau fédéral évoquent une crise « artificiellement entretenue », marquée par des violations répétées des règles régissant la fédération. Ils pointent du doigt des assemblées qualifiées d’illégales, notamment celles du 22 décembre 2025 et du 10 avril 2026, ainsi que le non-respect de décisions judiciaires définitives. Ils déplorent également l’existence d’une direction parallèle et dénoncent un climat d’« anarchie institutionnelle » qui nuit gravement à l’image du karaté congolais, mettant même en péril l’existence de cette discipline.

Les présidents des ligues rappellent que la suspension du président fédéral a été annulée par la justice, décision confirmée en appel. De plus, ils soulignent que les résolutions issues de l’assemblée générale du 22 décembre 2025 ont également été suspendues par les juridictions compétentes. En conséquence, ils réaffirment que Maître Fréddy L’A KOMBO est toujours considéré comme le président fédéral légitime. Toute initiative prenant le contrepied de ces décisions est qualifiée de « violation flagrante de l’autorité de la chose jugée ».

Dans un ton ferme, les présidents condamnent la poursuite d’actions qu’ils jugent illégales et provocatrices, notamment les tentatives d’imposer une direction parallèle et de manipuler les partenaires institutionnels. Ils considèrent ces agissements comme une atteinte grave à l’État de droit, à l’éthique sportive et à l’unité du karaté en République démocratique du Congo.

Face à cette situation, les présidents des ligues interpellent directement le gouvernement, en particulier le ministère des Sports et celui de la Justice, leur demandant de faire respecter les décisions judiciaires et d’éviter toute ingérence contraire aux lois en vigueur. Ils sollicitent également la participation des autorités judiciaires afin d’assurer l’exécution des jugements rendus et de sanctionner toute violation persistante. Aux instances internationales (UFAK,WKF), partenaires et sponsors, ils demandent ne reconnaître que les organes légalement établis. conformément aux décisions de justice congolaises.
Un engagement clair pour la légalité
Affirmant leur attachement « indéfectible » aux lois et à la légalité, les présidents des ligues expriment leur soutien au président fédéral reconnu par la justice et se disent déterminés à contrer toute tentative d’illégalité.
Ils n’excluent pas, en outre, de prendre des actions judiciaires contre les auteurs des actes qu’ils dénoncent.
Appel à la responsabilité collective
En conclusion, ils invitent tous les acteurs, autorités publiques, dirigeants sportifs et partenaires à privilégier le dialogue dans le respect du droit, afin de préserver l’unité et l’intégrité du karaté congolais.

✍️ Zenaél Nehan

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