LE MINISTRE DE DROITS HUMAINS SAMUEL MBEMBA KABUYA SALUE LA RECONNAISSANCE DU GENOCIDE CONGOLAIS PAR DES INSTANCES AFRICAINS.

Le ministre des Droits humains, Me Samuel Mbemba Kabuya, a tenu ce lundi un point de presse consacré au génocide commis en République démocratique du Congo (RDC). L’événement a débuté par une minute de silence en mémoire des compatriotes victimes des agressions répétées dans l’Est du pays.

‎Le ministre a annoncé que deux résolutions majeures reconnaissant les crimes de génocide en RDC ont été adoptées par la Société civile africaine et la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, lors de la 85ᵉ session de cette dernière.

‎« La République Démocratique du Congo était aussi là pour faire le plaidoyer pour la reconnaissance du génocide commis chez nous », a-t-il précisé.

‎Deux résolutions historiques


Me Samuel Mbemba Kabuya a rappelé que ces avancées sont le fruit d’un travail de longue haleine, mené en collaboration avec la société civile congolaise et des experts du FONAREV (Fonds national de réparation des victimes des violences sexuelles liées aux conflits).

‎« Nous nous sommes servis des études, des enquêtes et des travaux dirigés par le FONAREV à travers le comité scientifique pour expliquer réellement qu’il y avait génocide en RDC », a-t-il indiqué.

‎Le ministre a ensuite présenté à la presse les deux textes adoptés :

‎La première, intitulée « Résolution relative à la condamnation de violations graves et massives des crimes internationaux, en ce compris le génocide commis en République Démocratique du Congo et la nécessité d’en punir les auteurs »,
‎reconnaît et condamne le génocide contre certaines communautés au cours des conflits armés dans l’Est du pays.

‎La seconde, émanant de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, est intitulée « Résolution relative à la justice pour les victimes de violations graves et massives des droits de l’homme et des crimes internationaux en RDC depuis 1997 ».
‎Ce texte cite notamment le rapport du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (projet Mapping), documentant les crimes commis entre mars 1993 et juin 2003 sur le territoire congolais.
‎Elle condamne fermement les violations et crimes, y compris le génocide, commis par des acteurs étatiques et non étatiques, et exige que les auteurs soient punis.

‎Un combat porté par les institutions congolaises

‎Me Samuel Mbemba Kabuya a tenu à rappeler que cette démarche s’inscrit dans la vision du Président de la République, mise en œuvre par la Première ministre et son ministère des Droits humains.

‎« Il y a déjà des résultats, mais le combat doit continuer », a-t-il conclu, saluant la reconnaissance du génocide congolais par des institutions africaines comme une étape cruciale vers la justice et la mémoire nationale.


                                          ✍️ ‎Ephra Kimuana

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